Au cœur du Périgord pourpre et à 5 kilomètres de Bergerac, la zone géographique de Monbazillac s‘insère sur les terrasses et les coteaux qui s’étendent de la rive gauche de la Dordogne à la rive droite de la Gardonnette. Cette zone est un véritable noyau viticole qui représente le quart du vignoble bergeracois et qui recouvre le territoire de 5 communes.

Les terres de Mont-Bazaillac appartiennent à un prieuré bénédictin créé à Bergerac au XIème siècle. Les moines ont défriché la colline pour planter de la vigne. Totalement accaparés par d’autres tâches, ils délaissent un moment leurs vignes, permettant à la pourriture noble de s’y développer.

Souhaitant cependant ne pas perdre le bénéfice de leur récolte, ils découvrent alors l’action bénéfique du botrytis cinerea.

La production d’un vin blanc doux nécessite d’obtenir dans un premier temps une maturité complète du raisin. Celle-ci est conditionnée d’abord par la sélection de parcelles présentant des sols assurant une bonne perméabilité et un drainage efficace de l’eau ; elle est ensuite le résultat d’une gestion rigoureuse de la plante, avec une densité minimale de plantation de 4 000 pieds par hectare, une taille courte qui limite la puissance végétative de la plante, et un rendement faible de 30 hectolitres par hectare. Les cépages principaux relativement précoces et de vigueur moyenne sont la muscadelle, le sauvignon, le sauvignon gris et le sémillon.